Nouvel équipement de surveillance aérienne dans l'est du Canada
Le Programme national de surveillance aérienne (PNSA) aide Transports Canada à observer attentivement les navires en transit dans les eaux canadiennes. Ce programme est le principal moyen qu'il utilise pour détecter la pollution causée par les navires dans les eaux de compétence canadienne. Les éléments de preuve réunis par les équipages du PNSA permettent à Transports Canada et à Environnement Canada d’appliquer les dispositions de toutes les lois canadiennes visant les rejets illégaux des navires, y compris celles de la Loi sur la marine marchande du Canada et de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs.
Pour en savoir davantage sur le programme, cliquez ici.
Les déversements illégaux intentionnels de déchets d’hydrocarbures par des navires circulant dans les eaux canadiennes constituent une grave menace pour la conservation et la protection du milieu marin. Sur les 30 millions d’oiseaux de mer qui passent l’hiver au large de Terre-Neuve, on estime que 10 % périssent chaque année en raison de la contamination par les hydrocarbures, et des impacts négatifs considérables sont également possibles au large de la côte Ouest. SIPPS vise à décourager les déversements illégaux d'hydrocarbures en mer et à contribuer à la collecte des preuves nécessaires à la poursuite des pollueurs du milieu marin.
SIPPS est un programme de surveillance par satellite visant la détection des déversements d'hydrocarbures éventuels causés par le transport maritime et par la production pétrolière en mer. Il s'agit d'une initiative de collaboration qui utilise l'information des images satellites pour diriger les aéronefs de surveillance vers les lieux où l'on soupçonne des cas de pollution du milieu marin afin de vérifier s’il y a eu des déversements d'hydrocarbures. Le programme permet la surveillance constante des eaux de compétence canadienne grâce à la collaboration et à la coordination des ressources de plusieurs ministères et organismes fédéraux et du secteur privé. L'équipe du programme SIPPS inclut également l'Agence spatiale canadienne, Transports Canada, le ministère des Pêches et des Océans, la Garde côtière canadienne et Environnement Canada.
Depuis le 1er novembre 2006, Environnement Canada a franchi une étape considérable dans la lutte contre la pollution du milieu marin en assumant la responsabilité opérationnelle du programme SIPPS. De plus en plus, on fait coïncider les vols de surveillance avec les passages du RADARSAT afin que les anomalies de surface puissent être vérifiées et que les déversements d’hydrocarbures puissent être confirmés. Le Service canadien des glaces d’Environnement Canada utilise son expertise en matière de données d'observation de la Terre par satellite pour aider à guider l'aéronef vers les lieux de déversements pour la confirmation, le suivi et la collecte de preuves aux fins de poursuites. Un analyste des images peut regarder une image d'une portion d'océan de 90 000 km2 et, en quelques minutes, déterminer s’il y a eu un déversement d'hydrocarbures. Il faudrait plusieurs heures pour examiner la même région en avion. Toutefois, un observateur à bord de l'avion est essentiel pour confirmer si l’anomalie est vraiment un cas de déversement d'hydrocarbures et pour identifier positivement le pollueur si ce dernier est présent. La combinaison des deux méthodes est donc très efficace.